Forêt comestible et verger

Le principe de la forêt comestible ou nourricière est de favoriser la diversité pour favoriser les échanges et l’équilibre entre les espèces vivantes comme le fait la nature.

On retrouve donc plusieurs strates comme dans une forêt : les grands arbres protègent les autres des vents dominants et des gelées tardives, et certains produisent aussi des fruits (châtaigniers). D’autres apportent de l’azote pour favoriser la croissance de leurs voisins (pommiers, poiriers, pruniers) comme les éléagnus, les mûriers et les féviers d’Amérique, tandis que les grimpantes (vigne, kiwaï) se servent de leurs branches comme des supports naturels. Des arbustes plus petits occupent l’espace au sol en attirant les pollinisateurs tout en produisant des fruits (rouges généralement, groseilliers, cassissiers, etc.). Des couvre-sols permettent d’éviter d’avoir des plantes non désirées tout en ayant un intérêt soit un apport d’azote (trèfle, lupins) soit une production de plantes médicinales (reine des prés, achillée millefeuille), soit un attrait pour les insectes pollinisateurs. La forme en demi-lune permet de capturer la chaleur et donc de favoriser les espèces qui en ont le plus besoin, et de donner un confort aux habitats qui s’y trouvent implantés.

L’étude de 2013 de l’institut de recherche et de développement agroenvironnement du Québec * a permis de constater que ce type d’associations de fruitiers réalisé dans le verger de Stefan Sobkowiak depuis 10 ans était une piste sérieuse pour solutionner les problèmes de maladies et de dégâts des insectes et autres ravageurs souvent remarqués dans les vergers conventionnels même bios. D’autres lieux existent partout dans le monde et bien sûr en France et en Belgique où des expériences du même genre sont menées parfois dans l’intimité de jardins de particuliers ou de lieux ouverts tels que ceux que répertorie « l’association la forêt nourricière ».

Nous prévoyons de planter 2 forêts comestibles autour des dômes, comprenant chacune au moins 4 arbres fruitiers (pommier, poirier, prunier, cerisier, figuier précoce de Bretagne) et autant de groseilliers, cassissiers, ainsi que des grimpantes (vigne, kiwaï). Ces arbres seront choisis avec soin en fonction de la saveur des fruits, des conditions météorologiques, de la composition du sol, de leur capacité de résistance aux maladies et aux attaques d’insectes, de leur productivité,  etc. Ces plantations seront faites dès la première année. Elles seront productives à partir de la 4ème année. Beaucoup d’autres arbres fruitiers seront aussi plantés sur porte-greffes sur le reste du terrain… Un vrai jardin d’Eden !

« Dans cette approche de verger extensif multi-espèces, les choix variétaux sont basés sur des variétés anciennes locales sur porte-greffes moyens à forts et la volonté de se passer de produits phytosanitaires. L’objectif est de développer des vergers robustes avec un minimum d’intervention humaine, plus autonomes et composés de mélanges d’espèces dont des fixateurs d’azote. On retrouve dans ce type de projets des références systématiques aux systèmes agro-forestiers et / ou à la permaculture (exemple du verger de Stefan SOBKOVIAK). La difficulté que rencontrent aujourd’hui les conseillers est que si l’intérêt agronomique de ce genre de verger semble évident, il manque cruellement de données technico-économiques pour pouvoir accompagner correctement les porteurs de projet. » Extrait de la lettre de la Fédération d’Agriculture Biologique de Janvier 2016.

Des formations complémentaires sont envisagées ici auprès de Natacha Leroux

* « Méthode alternative de production des pommiers » réalisée dans le cadre du programme « Prime-Vert, sous-volet 11.1 – Appui à la Stratégie phytosanitaire » avec une aide financière du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2013 – ISBN 978-2-550-67559-4

Quelques conférences très intéressantes :

Au Village des Fées,

une vingtaine de fruitiers provenant de nos voisins les Poiriers de l’Ouche ont été plantés à l’automne 2016. D’autres arbres fruitiers et arbustes  provenant des Jardins de Peyreladas et d’un généreux donateur (Merci Christophe) les ont rejoint au printemps. Au final, c’est une soixantaines d’arbres qui produiront dans 3 à 5 ans toutes sortes de fruits (pommes, poires, prunes, cerises, figues, pêches, abricots, raisin, kiwaï, kiwi, kaki, châtaignes, etc.) destinés à la vente sur place et sur les marchés.

Le dernier arbre planté cette année fut un magnifique tilleul, dont la feuille en forme de coeur est le symbole de l’amour, c’est pourquoi nous avons installé un coeur à son pied en lui demandant de diffuser cette belle énergie tout autour de lui ❤ ❤ ❤

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