L’oseraie

La parcelle 337 situé à l’Ouest forme un espace entouré d’arbres et possède un accès indépendant sur le chemin qui rejoint la route. Elle se trouve donc éloignée de l’accès touristique prévu à l’opposé. Elle est plus humide que le reste du terrain en raison de sa proximité avec la forêt, ce qui est un avantage pour la culture d’osier.

Cette culture est possible sur ce type de sol et nécessite seulement une motofaucheuse, une écorceuse et un lieu de stockage de type tunnel sous bâche.

Les plants d’osiers sont achetés chez Monsieur Daniel Monnet, osiériculteur depuis 40 ans près des Ancizes, qui nous conseille pour mener les premières cultures. La première année, au printemps 2016, nous avons préparé le terrain en demandant l’intervention de notre voisin Richard.

Pour éviter d’utiliser des traitements fongicides et insecticides, nous avons prévu de suivre l’exemple de Hugues-Mircéa Paillet à Eourres (05) qui est le seul osiériculteur à avoir obtenu le label bio à ce jour.

Les premières plantations de 16 variétés différentes dont salix fragilis, salix purpurea, salix triandra, salix viminalis et salix alba (environ 1 440 plants sur 25 rangs) ont été effectuées sur un tiers de la parcelle de 25 ares en 2016. Une cinquantaine de plants à conduire en têtard ont été plantés en bas (au sud) de l’oseraie.

Nous avons choisi de faire des tests concernant la gestion de l’enherbement car l’osier supporte mal la concurrence d’herbes les premières années. 5 techniques différentes ont donc été testées :

  • pas de désherbage mais une coupe rase (2 fois/an)
  • désherbage manuel (2 fois/an)
  • paillage de broyat
  • paillage de bâche plastique étanche
  • paillage de bâche horticole non étanche

Notre préférence va naturellement vers le paillage de broyat car il est naturel et nourrit le sol, ce qui n’est pas anodin quand on sait que l’oseraie est en place pour 20 ans en moyenne. De plus, il ne nécessite pas un désherbage fastidieux et n’utilise pas de bâches coûteuse et non écologiques… L’an prochain, nous envisageons de tester le semis de trèfle blanc pour ces qualités de couvre-sol et de fixateur d’azote. Nous avons eu aussi connaissance de plantations de consoude qui a l’avantage d’être une « pompe à minéraux » et qui perd naturellement ses feuilles à l’automne donc ne gênerait pas la récolte… A suivre…

Cette année, les chevreuils  se sont régalés ! La clôture devient donc indispensable ! La sècheresse a été assez importante et située en pleine période de croissance. Deux rangs plantés trop près des arbres et à l’ombre, qui plus est non désherbés n’ont pas survécus… De ses erreurs, on apprend…  Récolte donc quasi nulle cette année… Même pas suffisante pour replanter la deuxième partie de l’oseraie ! On va pas se décourager pour si peu, il faut 3 ans pour obtenir le plein rendement donc patience…

Quelques photos de la plantation des 8 ares en mars 2016…

et l’évolution au fil du temps

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Mars 2017 

 

Une baissière a été creusée au nord de la parcelle d’est en ouest pour permettre à l’eau de rester sur le terrain qui est en pente, car une source déborde quelques semaines par an et entraine avec elle tous les nutriments. Sur les rebords de la baissière sont plantés des saules têtards ainsi que d’autres végétaux à définir (une aspergeraie serait idéale) pour maintenir la butte et offrir une production complémentaire.

Une mare de 20 m² a été creusée plus au nord afin de permettre un stockage d’eau en cas de besoin et favoriser la biodiversité. Elle est entourée d’une haie tressée en osier viminalis et jaune alba, qui sert de protection mais aussi de démonstration.

Le reste de l’espace disponible soit environ 15 ares a été planté de 5 variétés différentes (viminalis, jaune alba, pupurea, fragilis bouton plat et fragilis bouton aigü). La toile de paillage a été choisie pour sa facilité d’utilisation au vu de la surface de plantation. Le plus dur c’est de faire des raies droites 😉 ! Un rang de 25m planté par jour par une personne seule… Heureusement de belles âmes, Pascal, Alexandra, Pierre, Emilie, Core, Jérôme, Stéphanie et Lino) sont venues prêter main forte comme dans l’ancien temps 😉 ! VIVE LA SOLIDARITÉ ET LE PARTAGE ! Et donc 22 rangs ont été plantés en deux semaines ! Et de ces échanges est née l’idée d’installer des ruches dans l’oseraie, ce qui se fera très prochainement…

La production de l’osier est destinée à la vente uniquement, pas de vannerie prévue à ce stade du projet.

Quelques structures seront installées ultérieurement comme un dôme en osier vivant…

Plus qu’à attendre que ça pousse 🙂

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